Biographie d’Eugène Ionesco

Eugène Ionesco, Eugen Ionescu de son vrai nom, naît à Slatina en Roumanie en 1909. Son père était un avocat orthodoxe, (il se nommait également Eugen Ionescu), et sa mère, la fille d’un ingénieur français luthérien parti en Roumanie pour travailler, s’appelait Thérèse Ipcar. Elle se convertit à la religion de son mari et leur fils est baptisé. Il restera orthodoxe pratiquant toute sa vie. La famille part s’installer à Paris où le père passe un doctorat à la faculté de droit.

Eugen a une petite sœur en 1911, Marilina. Cinq ans plus tard, leur père doit retourner à Bucarest avec l’entrée en guerre de son pays natal, d’où il ne rentrera jamais. Eugen reste à Paris avec sa mère et sa sœur où ils vivent pauvrement, malgré le soutien de ses grands-parents maternels français.

Il est placé en pension à la campagne, près de Laval, à cause de sa santé fragile pendant deux ans avec sa petite sœur. Il écrira plus tard que cette période a été la plus harmonieuse et la plus paisible de sa vie. De retour à Paris, ils vivent avec leur mère et leurs grands-parents dans un petit appartement lugubre et humide du XVe arrondissement.

En 1925, il retourne chez son père à Bucarest et apprend le roumain. Mais l’année suivante, Eugène a une violente dispute avec lui et retourne habiter chez sa mère qui s’est installée de nouveau en Roumanie. De 1928 à 1934, il fait des études de français dans la capitale et rencontre sa femme Rodica. Il écrit beaucoup durant cette période : de la poésie, des critiques, des romans. Il enseigne ensuite le français. En 1838, une bourse lui permet d’écrire une thèse sur le péché et la mort dans la poésie moderne. Il a une fille en 1944, rentre à Paris l’année suivante, obtient la nationalité française et devient correcteur dans l’édition. La Cantatrice chauve est publiée en 1947, et si cette pièce n’a pas l’adhésion du public, les critiques ont pour elle un intérêt particulier. La Leçon est jouée sur scène en 1951 et, grâce aux Chaises la même année, Jacques ou la soumission et d’autres pièces, Ionesco est considéré comme une figure importante du théâtre de l’absurde. Il peut dès lors vivre de son travail. En 1955, une de ses pièces, Le nouveau locataire, est jouée pour la première fois à l’étranger. Deux ans plus tard, il a une place au Collège de Pataphysique. Rhinocéros paraît en 1957, il exprime à travers cette pièce son inquiétude face au nationalisme et au racisme grandissants. En 1962, Le Roi se meurt parle du déclin de la puissance coloniale de la France. C’est la consécration. Il se lance par la suite dans une série d’articles et de critiques sur le théâtre.

Ionesco enchaîne les triomphes, reçoit plusieurs prix et accède par ailleurs à l’Académie française en 1970. Sa dernière pièce, L’Homme aux valises, est écrite en 1975. Eugène Ionesco s’essaie alors à d’autres genres, telle que l’autobiographie. Vers la fin de sa vie, il a des problèmes de santé et tombe en dépression. Il meurt à Paris le 28 mars 1994, à l’âge de 84 ans.

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